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Le retour de conditions hivernales en vue ?


Actuellement, la circulation d’ouest est située anormalement bas sur le nord-atlantique, nous exposant à un temps majoritairement dépressionnaire. Ce régime devrait encore persister cette semaine et déboucher sur le retour de conditions plus hivernales en Europe peu après la mi-mars. Si ce scénario a récemment pris du poids dans les modélisations, il reste des incertitudes sur l’étendue géographique et la durée du phénomène.

Après l’importante perturbation qui a concerné la stratosphère polaire au cours du mois de février (réchauffement stratosphérique majeur -SSW- de type scission), la circulation dans la strate inférieure, la troposphère, a été fortement altérée. Nous arrivons désormais vers la mi-mars et les conséquences sont toujours perceptibles.

Ce qui se passe de notre côté de l’hémisphère peut être résumé avec le graphique suivant où est représentée la latitude du jet-stream entre la fin décembre et le début de ce mois de mars. La portion nord-atlantique du jet-stream a rapidement bifurqué vers le sud aux environs de la mi-février ce qui coïncide avec la perturbation en provenance de la stratosphère. Depuis, le courant d’ouest continue de se situer anormalement bas et les prévisions suggèrent qu’il devrait encore rester dans cet état un moment, probablement jusqu’à l’entrée en dernière décade de mars.

Source : https://twitter.com/SimonLeeWx

Cette réorganisation de la circulation à grande échelle place préférentiellement l’Europe du côté cyclonique du flux général, c’est-a-dire sous l’influence de nombreuses circulations dépressionnaires et leur lot de perturbations. Le pays a d’ailleurs enchaîné les journées avec des pressions très basses, une séquence exceptionnelle pour un début mars en certaines parties de l’Hexagone. Le défilé de ces dépressions à des latitudes méridionales peut favoriser les remontées douces, comme celles que l'on connaît en ce moment, mais aussi l’élévation de dorsales anticycloniques vers la Scandinavie ou le Groenland en mesure de dévier les masses d’air froid vers le sud. Cette dernière option commence à ressortir des modélisations et il est probable qu’une partie notable de l’Europe connaisse des conditions hivernales tardives peu après le milieu du mois (via une coulée froide de nord-est). Ce scénario initialement isolé a pris en consistance sur les sorties des modèles ces dernières 48 heures.

Illustration de la situation de grande échelle avec la prévision du modèle ensembliste GEFS pour le samedi 17 mars. Les centres d'actions évolueraient de façon à rabattre l'air froid sur l'Europe par flux de nord-est. Source : www.meteociel.fr

Tout cela est bien entendu à suivre et à affiner. Il demeure encore des incertitudes non négligeables sur les zones potentiellement affectées, par exemple si l'extension de la masse d'air froid vers le sud-ouest sera suffisante pour concerner la majorité de notre pays. 

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