Le printemps se fait attendre au Canada

En avançant progressivement vers les beaux jours, l’ambiance se radoucie petit à petit sur les moyennes latitudes. Seulement, certaines zones géographiques comme le Canada sont encore concernées par des températures anormalement basses. Cette situation reste assez notable car elle s’inscrirait a priori dans la durée et ce possiblement jusqu’à la mi-avril.

En effet, des hautes pressions envahissantes restent accrochées à proximité du Canada sur une bande s'étirant de l’Alaska au pôle Nord. Dans cette configuration les masses d’air encore bien froides sur l’Arctique sont dirigées en grande partie vers l’Amérique du Nord.

Anomalie de température en surface en Amérique du Nord - http://www.cpc.ncep.noaa.gov

 

Comme le montre la carte ci-dessus, les anomalies de température en surface sont anormalement éloignées des normales avec par exemple jusqu’à -12°C d’anomalie entre l’Ontario et l’Alberta. Près du détroit du Béring ce sont plutôt des températures 10°C au-dessus des normales que l’on retrouve. D’après les projections numériques, le froid devrait persister de cette façon jusqu’à la mi-avril sur le territoire canadien avec tout de même une atténuation du froid lente mais progressive.

Ces conditions ne sont donc pas très réconfortantes si l'on jette un oeil à la banquise Arctique qui se situe actuellement très loin des moyennes et même des seuils records. Dans cette configuration, la débâcle devrait donc se poursuivre poursuivre de la sorte avec une rapide diminution des surfaces glacées.

Autre fait intéressant, le sud-est des États-Unis risque encore d’être concerné par des pulsions douces à répétition comme en Californie où la sécheresse n’est heureusement plus d’actualité et ce depuis environ 1 an.